Pierre, feuille, ciseaux !

Quel matériel utilisez-vous pour vos activités d’écriture ?

Je fais partie de la Team Fétichiste du Carnet. Dans n’importe quelle ville, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, je trouve toujours de l’énergie, de l’enthousiasme et une bonne raison pour faire l’acquisition d’un nouveau carnet. Avec ligne, sans ligne, mais avec du papier doux. Est-ce que je suis la personne qui caresse les Carnets dans les papeteries des gares ? Oui. Définitivement.   

Et pour passer de la pensée aux mots ? C’est un feutre 0,7 qui a mon amour exclusif. Un bête 0,7 noir, à rayure noire et blanche de chez Hema, interchangeable à l’infini. J’en ai de plus élégants, de plus nacrés, de plus chers. Mais le feutre de base a depuis peu surpassé le bic noir sans capuchon – je le perdais toujours.

Après les mots clés, la prise de note, les ratures, les gribouillis, les petites fleurs dans la marge imaginaire, les colliers de triangle pour décorer les rectos de page, les numérotations parfois aléatoires des pages – voir page 18 qui renvoie à la page 4. Il est l’heure de créer mon manuscrit-tapuscrit-digiscrit.

Je retape tout. Façon, je dois finir le plus vite possible, je tape sans regarder le clavier, à toute berzingue en ayant à l’esprit que je suis en train d’écrire un petit morceau d’un chef d’œuvre. Ou encore les futures prémices d’une petite partie d’un hypothétique chef d’œuvre. Peu importe. L’écran s’emplit de mots. C’est la transformation de ces boucles écrites assise, debout, immobile, en déplacement. Rien ne semble dépasser avec ce traitement de texte et pourtant, quel bordel.

Relecture. Suppr, suppr, CTRLX, CTRLV, CTRX, CTRLX, espace, tab. Ça taille dans le gras des mots. Ça retaille dans les amorces souvent lourdingues. Ça inverse des mots. Ça dort dessus. Ça se réveille au milieu de la nuit avec une idée géniale oubliée au matin. Est-ce que je suis contente ? Sans doute pas. Re-repasse.

Et publie. Advienne que pourra.

Et vous ? comment écrivez-vous ?

Laisser un commentaire